27 mars 2016

In&Out 2016 : premier aperçu


8e RENCONTRES IN&OUT 
le Festival du Film Gay et Lesbien de Nice
19 au 24 avril - Nice / 26 au 27 avril - Beaulieu-sur-mer / 28 au 30 avril - Cannes

Voici venu le temps des 8e Rencontres In&Out. Le festival du film Gay et Lesbien de Nice, qui s’étend désormais à Cannes et à Beaulieu-sur-mer, offre un rendez-vous cinématographique incontournable autour des diversités sexuelles. 

Après avoir questionné en 2015 les risques de marginalisation pour des cultures qui se revendiquent «gays et lesbiennes», nous souhaitons poursuivre cette année notre réflexion autour des moyens de transmission de ces mêmes cultures, en nous plaçant sous des auspices nietzschéens : « Le Crépuscule des idoles »

Allen Ginsberg, André Gide, André Téchiné, Andy Warhol, Annemarie Schwarzenbach, Audre Lorde, Bambi, Bruce LaBruce, Cary Grant, Chantal Akerman, Christine Jorgensen, Coccinelle, Colette, Constantin Cavafy, David Bowie, Emily Dickinson, Francis Bacon, James Baldwin, François Villon, Françoise Sagan, Freddie Mercury, Gertrude Stein, Greta Garbo, Gus Van Sant, Guy Hocquenghem, Harvey Milk, Hélène Cixous, Hervé Guibert, Jacques Demy, James Dean, Jean Cocteau, Jean Genet, Jean-Louis Bory, Judith Butler, Keith Haring, Lionel Soukaz, Lou Reed, Luchino Visconti, Magnus Hirschfeld, Marcel Jouhandeau, Marcel Proust, Marguerite Yourcenar, Marie France, Marlene Dietrich, Michel Foucault, Michèle Causse, Monique Wittig, Natalie Clifford Barney, Oscar Wilde, Patrice Chéreau, Paul Vecchiali, Paul Verlaine, Pedro Almodóvar, Paul Bowles, Philippe Vallois, Pier Paolo Pasolini, Rainer Werner Fassbinder, Reinaldo Arenas, Renée Vivien, Robert Mapplethorpe, Sapho, Simone de Beauvoir, Stefan Zweig, Tom of Finland, Thomas Mann, Truman Capote, Violette Leduc, Virginia Woolf, Walt Whitman, William Burroughs, Yves Navarre… pour ne citer qu’eux.

Ces idoles, artistes, cinéastes, auteur-e-s, intellectuel-le-s, militant-e-s, nous sont diversement familières, certaines ayant souffert, plus que d’autres, des effets du temps sur nos mémoires. Mais toutes constituent – au travers de leurs vies, leurs œuvres ou leurs luttes – la matière première de ce continent culturel aux multiples facettes. Et elles en indiquent toujours le chemin, même si leurs voix ne sont plus aussi vivaces que nous le souhaiterions. Gardons à l’esprit que le crépuscule désigne avant tout la faible lumière qui résiste à la tombée du jour et aux ténèbres. 

David Bowie et Chantal Akerman – tous deux récemment disparus – mais encore Marcel Proust ou Pier Paolo Pasolini sont d’excellents guides dans ce cheminement de pensées. Témoins d’époques soumises à de fortes mutations, leurs œuvres offrent une formidable réflexion sur l’importance du passage de relais autant qu’elles constituent des points de repère pour qui tente de se construire en dehors de la norme. Il nous est apparu important de leur accorder une place de choix dans notre programmation, pour faire à notre manière, notre travail de passeurs de mémoire. D’autres films entrent aussi dans cette thématique (4.48 sur les traces de Sarah Kane, Je ne suis pas féministe mais…, La Belle saison, La Sociologue et l’Ourson, Les pensées de Paul, Velvet Goldmine, Basquiat…) de même que Le Banquet d’Auteuil, la pièce de Jean-Marie Besset dont nous proposons une magnifique captation. 

D’autres thématiques viendront nourrir une programmation riche d’une soixantaine de films, longs métrages et courts métrages confondus. Pour poursuivre notre exploration du cinéma gay français, après Lionel Soukaz et Philippe Vallois, c’est Paul Vecchiali qui nous fait l’honneur de sa présence. Le cinéma queer mexicain nous livrera quelques-unes de ses perles noires, accompagnant la présence de Pavel Cortes, directeur artistique du Premio Maguey de Guadalajara. Sans oublier, bien sûr, une programmation plus spécialement dédiée aux filles et nos incontournables séances de courts métrages Short en queer.

Nous avons hâte de vous y retrouver. 

22 mars 2016

En attendant In&Out #3



Mardi 29 mars - Cinéma Les Arcades

EN ATTENDANT IN&OUT #3
Comme c'est désormais la tradition, Les Ouvreurs sont accueillis au CINEMA LES ARCADES à l'occasion d'une soirée double programme annonçant la nouvelle édition des Rencontres In&Out (du 28 au 30 avril sur Cannes). Cette année, la soirée sera entièrement dédiée à l'immense actrice JULIANNE MOORE. Deux films, une verre de l'amitier en interlude pour encourager les échanges cinéphiles et un tout à prix réduit si vous êtes adhérents. Autant de bonnes raisons de ne pas y résister...

19h00 - FREE LOVE
21h15 - LOIN DU PARADIS (version restaurée)

Cinéma Les Arcades, 77 Rue Félix Faure - Cannes
Tarifs : 1 film 6,50€, 2 films 11€

FREE LOVE
(Freeheld)
USA, 2016, 1h 44, VOST
de Peter Sollett
avec Julianne Moore, Ellen Page, Steve Carell, Michael Shannon
Années 2000. Laurel, brillante inspecteur du New Jersey, voit sa vie basculer le jour où elle rencontre la jeune et attirante Stacie. Mais un drame vient perturber cette romance naissance. Laurel découvre qu’elle est atteinte d’un cancer en phase terminale et exprime un dernier souhait avant de mourir : elle veut que sa pension revienne à la femme qu’elle aime. Mais la hiérarchie policière et les autorité politique de la ville refuse catégoriquement. Laurel et Stacie vont se battre jusqu’au bout pour faire triompher leurs droits.

LOIN DU PARADIS
(Far From Heaven)
USA, 2003, 1h47, VOST, version restaurée
de Todd Haynes
avec Julianne Moore, Dennis Quaid, Dennis Haysbert
Dans l'Amérique provinciale des années cinquante, Cathy Whitaker est une femme au foyer exemplaire, une mère attentive, une épouse dévouée. Son sourire éclatant figure souvent dans les colonnes du journal local. Cathy sourit toujours. Même quand son mariage s'effondre, même quand ses amies l'abandonnent. Quand l'amitié qui la lie à son jardinier provoquera un scandale, elle sera forcée, derrière son sourire, d'affronter la réalité.

8ème Rencontres In&Out : le festival du film gay et lesbien de Nice & Cannes



Soirée de lancement du catalogue le 5 avril à 19 heures au Rosalina Bar
(toutes les infos sur la soirée ici)

Bientôt toutes les infos sur le festival ! 

17 févr. 2016

Ecrans Mixtes 2016 : séance Short en queer "hors les murs" pour Les Ouvreurs

C’est une vieille histoire d’amour entre In&Out et Ecrans Mixtes, le Festival de cinéma queer de Lyon. Depuis notre rencontre à Cannes, dans le premier jury de la Queer Palm, les deux festivals entretiennent une relation privilégiée qui se consolide chaque année un peu plus. En réponse à la présence d'une équipe de Lyonnais à Nice en 2015, c’est au tour d’In&Out de se déplacer pour la  6e édition d'Ecrans Mixtes (2 au 8 mars 2016) pour proposer une sélection de courts métrages qui ont fait le succès de nos séances SHORT EN QUEER.
Mettre en lumière le travail de cinéastes que nous aimons et soutenons depuis toujours fut notre premier critère de choix. Découvrir et faire découvrir à nos publics de nouveaux talents est le coeur de notre travail, le plus passionnant aussi. Notre sélection regorge de pépites qui vous donnerons, nous l’espérons, envie d’aller plus loin. Vous y trouverez l’esprit décalé et contestataire de Jean-Gabriel Periot, redoublant d’humour noir pour évoquer son identité (Gay ? et Avant j'étais triste), l’incroyable énergie de Kai Stänicke (It's consuming me), l’esthétique baroque d’Antony Hickling dans son portrait de Jeanne d’Arc (Q.J.) ou l’infinie poésie des animations de la jeune québécoise Iris Moore (Mind tease). Ne reculant devant rien pour vous satisfaire, nous avons retenu aussi plusieurs films primés : Teddy Award (Berlin) pour Undress me, prix Image+nation (Festival LGBT De Montréal) pour The dancer and the crow et bien sûr le lauréat de notre prix, l’Esperluette, remis l’an dernier au bouleversant (Re)trace du québécois Jonathan Lemieux. Enjoy.

17 sept. 2015

In&Out partenaire du spectacle Retro-sexuel


Les Ouvreurs, aux côtés de SIS Animation et du Refuge soutiennent le spectacle RETRO-SEXUEL, présenté par le jeune collectif Art-Spes, qui ouvrira la saison de la programmation spectacle vivant de la salle Juliette Greco de Carros, le mardi 22 septembre 2015 à 20h30 (entrée libre).

L'HISTOIRE
Rétro-sexuel c’est l’histoire d’une peur. Pour observer de près ce sentiment, ELLE, presque adulte, d’environ 60 kg pour 1m70 a été choisie comme sujet d’expérience. Souris de laboratoire piégée dans une machinerie finement orchestrée, ELLE entame un voyage initiatique à travers la maladie de notre temps. Pourtant consciente de participer à une étude, ELLE se laisse envahir jusqu’à ne plus faire distinction entre songe et réalité. A l’heure où elle vous parle tout est déjà fini. Ce n’était qu’une rencontre, un baiser, un amour, une peur, une infection, une solitude, une souffrance. Alors, chers spectateurs, ouvrez grand vos yeux et regardez-la.

LE PROLOGUE
« Ce n'est qu'une anecdote. Ce n'est qu'une anecdote, ce n'est pas une histoire. Il n'y a pas d'intrigue, pas de retournement de situation, pas de suspens, pas de performance.... Mais il y a un début. Une fin. Un mouvement. Ne vous attendez pas à.... Non, ne vous attendez à rien chers spectateurs, il n'y à rien à attendre de ce que vous allez voir. Ou entrevoir. Ce n'est qu'une anecdote. Une peur qui surgit et déferle sur une vie. Une ombre menaçante qui une nuit lentement s’avance et se penche sur le portrait d'un enfant effrayé. C'est... une fatalité. Certains diront que c'est "une expérience » de vie, comme vous voudrez. Mais c'est une anecdote. Une bribe. Un petit carreau brisé. Et il est temps pour moi de vous en faire part. De vous faire part de rien. De mon rien. D'un sentiment si violent, si féroce, si cruel qu'il m'a écorché le temps d’une seconde de la tête aux pieds. Mais..... ce n'est qu'une anecdote. Juste une anecdote. Alors, chers spectateurs usez de votre imagination.... Et regardez-moi. »

L'EQUIPE ARTISTIQUE
Distribution : Ariane Louis, Anthony Martins, Ariane Jarry, Jean Mathieu Van der Haegen, Estelle Clément
Ecriture et mise en scène : Jean mathieu Van der Haegen et Estelle Clément
Audiovisuel : Florent Serée
Création Musicale : Estelle Clément
Graphisme et photographie : Valentin Perrin

DANS LE DETAIL
Date : Mardi 22 septembre 2015 à 20h30
Lieu : Salle Juliette Gréco (5 Bis boulevard de la Colle Belle 06510 Carros)
Tarif : Représentation GRATUITE

PLUS D’INFOS
Nous contacter : collectifartspes@gmail.com


In&Out aux Premio Sebastiane du Festival international du Film de San Sébastien

C'est avec grand plaisir et honneur que Benoît Arnulf, Directeur artistique et programmateur des Rencontres In&Out, a accepté de présidé le jury des Premio Sebastiane, le prix LGBT du Festival international de film de San Sébastien (dont nous vous avions consacré une thématique lors d'In&Out 2015). L'occasion pour les Ouvreurs de représenter leur travail (ainsi que la vitalité de la vie associative LGBT Azuréen) dans le cadre d'une des plus importante manifestations cinématographiques européennes. C'est d'ailleurs une tradition puisque que Les Ouvreurs étaient déjà présent dans les jury de la Queer Palm (Festival de Cannes 2010) des Teddy Award (Festival de Berlin 2012) des Premio Maguey (Festival de Guadalajara 2013) et d'Image+Nation (Festival LGBT de Montréal en 2014).

L'équipe des Premio Sebastiane propose sur leur site une interview en espagnol dont nous vous proposons ici une traduction : 


On voudrait vous présenter Benoît Arnulf, directeur artistique du Festival In&Out de Nice et Cannes. Il va présider notre jury cette année. Ça nous donne la possibilité de connaître quelqu’un qui cherche à promouvoir le cinéma par son activisme militant mais aussi de découvrir le travail qui se cache derrière un festival LGTBI.

Derrière vos Rencontres cinématographiques il y a aussi une association, comme dans les cas du Prix Sebastiane. Parlez-nous des «Ouvreurs».
Les Ouvreurs est une association niçoise créée en 2009 pour défendre le cinéma queer et ouvrir les esprits sur la question de la diversité sexuelle. Nous sommes une trentaine de membres bénévoles, des passionnés de cinéma ainsi que des militants des droits LGBT. Notre première activité est l’organisation des Rencontres In&Out, le festival du film Gay et Lesbien de Nice. Mais nous intervenons également pour prévenir l’homophobie dans les établissements scolaires (collèges et lycées) grâce à un projet innovant qui se sert du cinéma comme support pédagogique. Plus de 5700 élèves ont déjà été sensibilisés depuis le début de cette action que nous menons avec notre partenaire historique SIS Association (ex-Sida Info Service). Et bien sûr, nous organisons aussi toute l’année des manifestations plus ponctuelles, notamment à l’occasion du 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le SIDA.

Pour faire votre programme, vous ne cherchez que des bons films à proposer ou vous avez d'autres objectifs ?
In&Out, le festival du film Gay et Lesbien de Nice, s’adresse à tous les amoureux du cinéma. C’est avant tout une manifestation qui défend le cinéma et se destine au plus grand nombre, au-delà des idées reçues. Pour chaque édition, nous tentons de présenter une programmation toute à la fois inédite, ambitieuse et engagée, offrant des regards singuliers et des questionnements qui ouvrent l’esprit. Notre public peut découvrir le meilleur du cinéma LGBT actuel, sélectionné dans les plus grands festivals européens et rencontrer de prestigieux invités. La qualité est donc le premier des critères de sélection, surtout depuis que nous avons mis en place une compétition et un palmarès, décerné par un jury professionnel. Mais bien sûr, nous souhaitons programmer aussi des films qui parlent de notre communauté, de son histoire et de ses grandes heures. Divertir (avec de la qualité), faire découvrir et transmettre, voilà nos missions de programmateurs.


On a pu voir, lors des précédents In&Out beaucoup de films latinos, candidats aux prix Sebastiane et même des gagnants de celui-ci. Quel regard portez-vous sur le cinéma LGTBI des Amériques ?
J’aime voir les «AMERIQUES» dans leur globalité, même si le Nord et le Sud sont si différents. Il y a une vitalité, une énergie propre à ce jeune continent, au regard de notre vieille Europe. C’est un cinéma très divers et très important, tant en quantité qu’en qualité. L’un de nos focus cette année était consacré au Canada avec des auteurs aussi importants que John Greyson et Patricia Rozema mais aussi la (très) jeune génération des cinéastes de Montréal, que m’a fait découvrir le festival IMAGE+NATION. Côté latino, mon passage à Guadalajara m’a ouvert quelques perspectives sur les petites perles que le Brésil et même le Mexique avaient à nous offrir. HOJE EU QUERO VOLTAR SOZINHO de  Daniel Ribero ou YO SOY LA FELICIDAD DE ESTE MUNDO de Julian Hernandez en sont de bons exemples, mais je sais qu’il existe une incroyable production de courts métrages dans ces pays qui n’arrivent que très rarement jusqu’à nous. Je travaille actuellement à un focus autour du Brésil pour la prochaine édition d’In&Out.

Les Festivals LGTBI sont-ils encore nécessaires dans l'Union Européenne ?
Bien entendu, ce n’est pas moi qui vais dire le contraire. Ce sont les seuls endroits où un certain cinéma queer peut encore et doit continuer à exister. Le tout est de savoir comment les rendre aussi attractifs pour le public, qui peut voir par ailleurs des films traitant de diversité sexuelle. C’est un peu la même réflexion que pour les Gay Pride d’ailleurs, certains leur reprochant de s’être trop éloignées de leur origine militante. Les marches des fiertés et les festivals de cinéma queer sont des lieux primordiaux pour la constitution d’une culture et d’une identité LGBT. 

Quel regard tu as du cinéma LGTBI en langue française de nos jours ?
Il reste plutôt actif ces dernières années et de nombreux cinéastes continuent à travailler. Le cinéma queer français se porte plutôt bien, avec de nombreux réalisateurs en activité. Il y a les valeurs sûres comme Sébastien Lifshitz (ces derniers documentaires LES INVISIBLES et BAMBI sont de pures merveilles), François Ozon, Céline Sciamma (son écriture et sa mise en scène sont tellement lumineuses dans NAISSANCE DES PIEUVRES, TOMBOY, BANDE DE FILLES) ou Vincent Dieutre (notamment JAURES). Mais nous avons aussi des comètes dont on espère avoir rapidement des nouvelles : Yann Gonzalez (LES RENCONTRES D’APRES MINUIT), Robin Campillo (EASTERN BOY) ou encore Mario Fanfani (LES NUITS D’ETE). Ces cinéastes font pas mal parler d’eux dans les festivals et remportent des prix notamment à Berlin et à Venise. Je parle de «comète» parce qu’il est vrai aussi que de nombreux noms ont disparu, à notre grand regret. Je pense entre autre à Jacques Nolot (LA CHATTE A DEUX TETE, AVANT QUE J’OUBLIE), les couples Olivier Ducastel et Jacques Martineau (DROLE DE FELIX, L’ARBRE ET LA FORET...), ou Pierre Trividic et Patrick Bernard (DANCING, L’AUTRE). Mais il ne faut jamais désespérer, Rémi Lange (OMELETTE, LES YEUX BROUILLES), Philippe Vallois (JOHAN, NOUS ETIONS UN SEUL HOMME) ou Paul Vecchiali (ONCE MORE) ont repris cette année leur caméra pour notre plus grand plaisir. Alors rien n’est jamais perdu. 

Parlons cinéma. Comment peut-on créer de nouveaux publics pour nos salles ou retrouver celui qu'on a perdu? Comment fait-on pour transmetre le plaisir du cinéma aux nouvelles générations, aux vieux...?
Je me pose sans cesse cette question dans mon travail de Directeur artistique. Même si les chiffres de fréquentation de notre festival ne cessent d’augmenter depuis 7 ans (5300 personnes en 2015) je constate effectivement une forme de lassitude du public vis à vis du cinéma LGBT. Nous n’avons pas de solution miracle hélas mais nous essayons de développer le plus de pistes possible pour répondre au mieux aux nouvelles demandes. Bien entendu la priorité est donné à la rencontre avec les artistes et nous recevons chaque année une quinzaine d’invités qui viennent directement présenter leur travail au public. La convivialité, avec des moments d’échanges après les séances autour d’un verre, et le travail de partenariat avec d’autres structures (associations locales, festivals...) permettant de croiser les publics, sont aussi des atouts majeurs de cette démarche. Mais il faut avant tout une bonne programmation, sans quoi les gens désertent la salle pour leur home cinéma...

Parle-nous de toi, du cinéma que tu aimes et celui que tu veux partager...

Un cinéaste : 
Sans hésiter je place John Cameron Mitchell en tête de liste, tant HEDWIG AND THE ANGRY INCH et SHORT BUS comptent parmi mes meilleurs souvenirs de cinéphiles. J’ai eu la chance de le rencontrer (et de l’entendre chanter en direct, expérience inoubliable) lors de mon passage à Berlin en tant que membre du jury des Teddy Award il y a quelques années. Bien sur, je dois parler aussi de Pier Paolo Pasolini et Luchino Visconti, mais ils sont tous les deux hors compétition... des génies.

Un film :
Difficile comme question, trop de films me viennent en tête. Certains films m’ont aidé à comprendre qui j’étais, en tant que gay, à une époque (il y a plus de 25 ans...), où le cinéma queer était beaucoup moins disponible. Je pense à deux classiques qui passaient au Cinéma de Minuit (émission de cinéphile mythique en France) MAURICE de James IVORY (la première fois où je voyais deux hommes nus dans un même lit...) et CERTAINS L’AIMENT CHAUD de Billy Wilder (pour sa grande liberté de ton et sa manière unique d’aborder avec humour la question du genre) mais c’est surtout BEAUTIFUL THINKG de Hettie MacDonald qui m’a le plus bouleversé (j’aurais tout donné pour embrasser Glen Berry...). Sinon mes films straight (quoi que...) préférés sont STAR WAR, A NEW HOPE de Georges Lucas et DIE HARD de John MacTiernan. Je me rend compte que dans les deux cas, j’étais amoureux des acteurs principaux, Mark Hamill (oui oui je le préférais à Harrison Ford) et Bruce Willis. Comme quoi la cinéphilie est une affaire de coeur. 

Un acteur ou une actrice
Je veux bien épouser Julianne Moore si c’est possible. Plus sérieusement j’adore les acteurs et actrices mais je leur préfère toujours les cinéastes. Je n’ai pas de noms qui me viennent en tête particulièrement en fait. Ah si, Heath Ledger... sous son chapeau de cow-boy, comme tout le monde je pense.

28 mai 2015

Les Visiteurs du soir 2015 : Les Ouvreurs à la Librairie Vigna et à L'Espace à vendre



Parcours libre et gratuit, en nocturne, sans réservation, dans plus d’une cinquantaine de lieux à Nice, Les Visiteurs du soir proposent, les Vendredi 29 mai de 15h à 22h et Samedi 30 mai de 15h à 21h, une rencontre entre artistes, professionnels, amateurs et grand public afin de partager ensemble la richesse de la création artistique actuelle sur notre territoire. Les Ouvreurs s'associent à cette manifestation sur deux lieux :


LIBRAIRIE VIGNA
Proposé par Le Cinéma de Beaulieu et la Librairie Vigna, vous pourrez par ailleurs (re)découvrir l'intégral des courts métrages d'Iris Moore, cinéaste québécoise, qui a reçu une mention spéciale pour l'ensemble de son travail à In&Out 2015. Projections de ses 4 films d’animation (22min) au début de chaque heure, les 2 jours. Entrée libre.

ESPACE A VENDRE
Les Ouvreurs s'associent à l'Espace à Vendre pour prolonger l'exposition Décor montagneux de Tom de Pékin et proposent des projections de son dernier fcourt métrage : Le Parc - Les Prolégomènes d’Haldernablou. Projection au début de chaque heure, à partir de 17h, les 2 jours. Entrée libre

La soirée de clôture aura lieu le samedi 30 mai à partir de 21h sur la place Général de Gaulle – Parvis de la bibliothèque Raoul Mille. Entrée libre.


LES VISITEURS DU SOIR sont organisées par BOTOX(S) réseau d’art contemporain de la côte d’azur.
Plus d'infos : www.botoxs.fr

8 avr. 2015

7e Rencontres In&Out, 30 avril - 9 mai, Nice & Cannes

Les 7e Rencontres In&Out, le festival du film gay et lesbien de Nice & Cannes, auront lieu du 30 avril au 9 mai 2015. Et nous l’annonçons clairement, cette année «In&Out fait son COMING OUT».

Le choix de cette thématique est à la fois un pied de nez et une bonne occasion d'aborder des questions qui nous tiennent à coeur. Il y a bien sûr l’évidence : comment le cinéma aborde-t-il ce moment crucial où l’on assume publiquement son homosexualité. Mais il est possible d’élargir le point de vue. Comment un festival du film gay et lesbien peut-il assumer sans contradiction sa thématique si «particulière» en restant ouvert au plus grand nombre ? Ou bien, comment l’idée de «Cultures Gays et Lesbiennes» peut-elle se revendiquer sans craindre de fermer aux artistes et aux oeuvres qui la composent l’accès à l’universalité?

En cela In&Out - à qui l'on demande d'être toujours «plus ouvert» - fait littéralement son coming out en apportant un éclairage queer aux thématiques qu’il aborde, rappelant son souhait d’offrir la visibilité une visibilité des cultures LGBT dans toute leur diversité, y compris des aspects controversés comme la pornographie.

D’autres thématiques viendront par ailleurs nourrir une programmation riche de 33 longs métrages et de 3 séances de court. En écho à 2014, l’homophobie reste - hélas - toujours très présente dans le travail de nombreux cinéastes, dont beaucoup regardent vers l’Est de l’Europe. Le Canada et l’Italie sont également mis à l’honneur avec une sélection des meilleurs productions nationales récentes, des courts métrages québécois ou une adaptation théâtrale de la série «culte» Le Coeur a ses raisons.

Les Ouvreurs accueilleront, comme à leur habitude, de nombreux-ses artistes pour l’occasion : les réalisateurs Rémi LANGE pour l’intégrale de ses long-métrages (Le Chanteur, Omelette, Les yeux brouillés), DAVID LAMBERT pour Je suis à toi, VINCENT DIEUTRE, pour Viaggio nel dopo-storia, JONATHAN TAIEB pour Stand, STEPHANE GERARD pour Rien n’oblige à répéter l’histoire, VINCENT BOUJON pour Vivant !, ANTONY HICKLING pour One Deep Breath, VERONIQUE AUBOUY pour Je suis AnneMarie Scwarzenbach mais aussi TOM DE PEKIN pour la première exposition niçoise de ses oeuvres.

Grande première cette année, le festival se dote d’une compétition officielle et de prix,  les «Esperluettes», pour récompenser les meilleurs films de notre sélection. Le jury sera composé de professionnel-le-s du cinéma et d’artistes queer : la réalisatrice Emilie JOUVET ; Xavier HERAUD, journaliste chez Yagg ; Didier ROTH-BETTONI, auteur notamment de L'homosexualité au cinéma et Dana Osi, vice-présidente du Centre LGBT Côte d’Azur. 

Pour certains le chiffre 7 est signe de chance et de vérité. Que de belles perspectives pour cette nouvelle édition !

Plus d'infos sur le site dédié : www.inoutfestival.fr

2 janv. 2015

Soirée «En attendant In&Out» à Cannes



Pour fêter la nouveau année et garder le contact avec son public cannois, Les Ouvreurs vous proposent de partager avec eux et toute l’équipe du Cinéma Les Arcades de Cannes une nouvelle soirée double programme le Mardi 6 janvier à partir de 19h

Une soirée de cinéma queer autour de deux films qui rivalisent de sensibilité et d’émotion. Venez découvrir en avant première le bouleversant MY TWO DADDIES de Travis Fine et découvrez LILTING OU LA DELICATESSE de Hong Khaou, qui abordent, chacun à leur manière, la thématique de la famille au prise avec question de l’acception de l’homosexualité. La force de ses récits de vie doit beaucoup à l’interprétation des deux acteurs principaux, Alan Cumming (My Two Daddies) et Ben Whishaw (Lilting)  qui nous offrent des performances éblouissantes de vitalité et de sincérité. 

Un échange avec le public est prévu à la suite du premier film, pour évoquer ensemble ces questions qui traversent régulièrement notre débat public. Et bien entendu le traditionnel verre de l’amitié et ses amuses bouches seront proposés aux spectateurs entre les deux séances. 

Cette nouvelle soirée de cinéma, d’échange et de convivialité pour patienter un peu avant la prochaine édition des Rencontres In&Out, du 30 avril au 9 mai 2015 à Nice et à Cannes.

AU PROGRAMME 

19h00 : MY TWO DADDIES suivi d’un échange avec le public
21h00 : Verre de l’amitié
21h30 : LILTING OU LA DELICATESSE

LES FILMS 

Avant première
MY TWO DADDIES
Etats-Unis, 2014, 1h38
Réalisé par Travis Fine
Avec Alan Cumming, Garret Dillahunt, Frances Fisher
En Californie, au début des années 80, Paul et Rudy débutent une relation amoureuse, quand le destin met sur leur route Marco, un enfant handicapé malmené par une mère toxicomane. Alors qu’elle est incarcérée, elle leur confie Marco pour qu’il trouve un foyer stable en son absence. Mais la société n’est pas prête à accepter « ses deux papas » et le couple va se battre pour continuer à élever cet enfant.
Sortie en salle le 7 janvier 2015 au Cinéma Les Arcades de Cannes et au Cinéma Le Mercury de Nice.


LILTING OU LA DÉLICATESSE
UK, 2014, 1h26, VOSTF anglais/mandarin
de Hong Khaou
avec Ben Whishaw, Cheng Pei-pei, Andrew Leung
Londres. Dans une maison de retraite, Junn, vieille dame d’origine sino-cambodgienne pleure la disparition de son fils, Kai. Son deuil est dérangé par l’arrivée de Richard dont elle ne comprend pas (ou ne veut pas comprendre) les liens qu’il entrentenait avec son fils. Ne parlant pas la même langue, ils sont aidés d’une interprète et vont essayer de communiquer dans le souvenir de celui qu’ils ont aimé.
Séance unique

21 oct. 2014

La Saint Narcisse : Soirée Kenneth Angers



Les artistes, à l’invitation des Urbains de Minuit, fêtent la Saint Narcisse du 15 au 29 octobre dans 17 lieux culturels niçois. Moment privilégié de création continue d'évènements artistiques, qui permet à ce réseau d'être un véritable atelier de l'humain. Ils se réclament de NO SPONSOR NO SUBVENTION NO INSTITUTION soit 100% liberté et de gratuité. Voilà pour le cadre.

Les Ouvreurs y participent à l’occasion d'une soirée spéciale à l'ATELIER 81 (ex La Friche), le SAMEDI 25 OCTOBRE à partir de 20H00. Une soirée sous l'égide de Kenneth Anger au cour de laquelle seront projetés 3 de ses petits chefs d'oeuvres expérimentaux. D’autres instants créatifs complètent le programme : performance de marionnettes par Loïc Bettini, entr'acte par la Cie des Soufflarts et autres films proposés par les Urbains. PAF de 3 € min. en soutien aux artistes

TROIS FILMS DE KENNETH ANGER...pour commencer
Kenneth Anger est l’un des réalisateurs indépendants les plus influents de l'histoire du cinéma. Il eut un rôle primordial dans la visibilité de la culture gay au sein du cinéma américain, ses films mêlant, à des degrés divers, surréalisme, homoérotisme et occultisme. Son oeuvre a fortement influencé un nombre impressionnant de réalisateurs tels que Jean Cocteau, Martin Scorsese, David Lynch ou John Waters.

Projections organisées par Les Ouvreurs
En partenariat avec Les Urbains de Minuits et l'Atelier 81


FIREWORKS
Etats-Unis, 1947, 14 min, Int. -12 ans
avec Kenneth Anger, Gordon Gray, Bill Seltzer
«Un rêveur insatisfait s'éveille, sort dans la nuit à la recherche d'un garçon et ... Le rêve d'un rêve, il retourne dans un lit moins vide qu'auparavant.».«C'est un constat personnel de mes propres sentiments à propos de la violence et d'un certain genre de masculinité. C'est également le traitement d'un genre de mythe en Amérique qui a trait au marin américain. Ceci appartient maintenant à l'histoire, mais le marin était alors une sorte de sex-symbol d'une part, et d'autre part il y avait pas mal d'ambivalence et d'hostilité, de latence et de peur dans cette image». Kenneth Anger
«Fireworks vient de cette nuit d'où émergent toutes les vraies oeuvres. Il touche le vif de l'âme et c'est là chose rare.» Jean Cocteau


KUSTOM KAR KOMMANDOS
Etats-Unis, 1965, 3 min
de Kenneth Anger
avec Sandy Trent
«Pygmalion et son amante machine. Sur la musique de Dream Lover des Paris Sisters, un jeune homme caresse par de légers coups de houpette sa voiture customisée.» Kenneth Anger
Version avortée d’un film plus long, le film règle son compte aux grosses cylindrées. La société de consommation a les mythes qu’elle mérite, et les divinités antédiluviennes s’incarnent désormais dans des voitures de course. Un regard ironique qui n’a rien à envier à Andy Warhol ou JG Ballard.


INVOCATION OF MY DEMON BROTHER
Etats-Unis, 1966-69, 11 min, Int. - 16 ans
de Kenneth Anger
avec Speed Hacker, Leonore Kandel and William, Van Leuven
«L'ombre de Notre Seigneur Lucifer avance, pendant que les Forces du Mal se rassemblent dans une messe de Minuit. La révolution du Magicien dansant autour de la Force de la Spirale Tournoyante, de la swastika solaire, jusqu'à ce que Lucifer -le Porteur de Lumière- fasse irruption.» Kenneth Anger
Le cinéaste a décidé d'utilise les images déjà tournées pour un autre de ses films, Lucifer Rising, au profit de Invocation of My Demon Brother. Ce collage composite, au rythme saccadé, entremêle aussi des images de la guerre du Vietnam, de Woodstock, des Rolling Stones, de messes noires et de bacchanales décadentes, en surimpressions, dédoublements et accélérations façon trip LSD. Tourné entre 66 et 69, le film préfigure la chute du Summer Of Love. Mick Jagger, ami fidèle du cinéaste, en compose une bande-son tout en vrombissement de synthétiseur Moog. L’ensemble est une nouveauté. Aujourd'hui Scorcese, Lynch ou Cronenberg reconnaissent l'influence des explorations de Kenneth Anger.



7 oct. 2014

Les Ecrans de la Diversité #1


Le Cinéma de Beaulieu lance un nouveau moment régulier de découverte et d’échange autour de la «Diversité», notion riche et complexe qui participe du vivre ensemble.

Diversité n.f. Caractère de ce qui est divers, varié, différent, pluriel. Ensemble des personnes qui diffèrent les unes des autres par leurs origines géographiques, socio-culturelles ou religieuses, leurs âges, leurs sexes, leurs orientations sexuelles, et qui constituent la communauté nationale à laquelle elles appartiennent.

Première étape de cet ambitieux projet : les différences d’orientations sexuelles, et les nombreux débats sociaux qui en découlent ; en proposant les meilleurs films de l’actualité cinématographique abordant ces questions.
A cette occasion, le Cinéma de Beaulieu et le Centre LGBT Côte d’Azur souhaitent mettre en avant leur partenariat qui ouvre aux adhérents directs ET aux membres des différentes associations du Centre LGBT Côte d’Azur un tarif préférentiel toute l’année et à toutes les séances de cinéma : 

Tarif unique : 5,5 € / film
Tarif spécial «Centre LGBT» : 4,5 € / film


PRIDE
de Matthew Warchus 
Royaume-Uni, 2014, 1h57, VOSTF anglais
avec Bill Nighy, Imelda Staunton, Dominic West
Queer Palm, Festival de Cannes 2014
Angleterre, été 1984 - Pour répondre à la politique libérale Margaret Thatche, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs, embarrassée de l’origine de ces fonds, refuse cette aide inattendue. Le groupe d’activistes, les Lesbians and Gays Support the Miners (LGSM) ne se décourage pas et choisisse un village minier au fin fond du pays de Galles pour aller remettre l'argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose.
A l’image du biopic que Gus Van Sant a proposé d’Harvey Milk, Pride nous révèle un épisode de l’histoire commune LGBT peu connu et jusqu’alors oublié. Malgré l'échec de la grève des mineurs, économiquement vaincus par l'intransigeance de Margaret Thatcher, le Royaume-Uni a changé. De rencontre en rencontre, une amitié indéfectible unie les membres du Lesbians and Gays Support the Miners (LGSM) et les mineurs et cette alliance s'avère un tournant important dans la progression des droits LGBT au Royaume-Uni. En effet en 1985, les mineurs défilent en tête de la Gay Pride londonienne et lors de la convention du Parti travailliste à Bournemouth, ils parviennent à faire voter une résolution réclamant l'égalité des droits pour les personnes LGBT. Stephen Beresford, à l’origine du scénario du film «a fait quelques recherches sur Google mais c'est en lisant des témoignages sur le militantisme gay que l'histoire a pris corps. J'ai interrogé des gens de l'époque et ils pensaient que cette histoire allait mourir avec eux». Le film préserve cette mémoire, notamment le rôle de l’activiste gay Mark Ashton, mort du SIDA en février 1987, à peine deux ans après la fin de la grève.

BOYS LIKE US
Comédie, France, 2014
de Patric Chiha
Avec Florian Carove, Raphaël Bouvet, Jonathan Capdevielle
Trois amis gays, trentenaires névrosés, parisiens agités, perdus dans les montagnes autrichiennes. Entre sommets vertigineux et gouffres abyssaux, il est peut-être temps de faire le point sur leurs vies, leurs amours et leur amitié…
«Comme dans toute bonne comédie, le rire est ici une élégance, une politesse, qui laisse place à une veine plus grave, plus mélancolique où sonne l’heure des premiers bilans.» LES INROCKUPTIBLES

MY TWO DADDIES (Avant première)
VOSTF anglais
Etats-Unis, 2014, 1h38, VOSTF anglais
de Travis Fine
Avec Alan Cumming, Garret Dillahunt, Frances Fisher
En Californie, au début des années 80, Paul et Rudy débutent une relation amoureuse, quand le destin met sur leur route Marco, un enfant handicapé malmené par une mère toxicomane. Alors qu’elle est incarcérée, elle leur confie Marco pour qu’il trouve un foyer stable en son absence. Mais la société n’est pas prête à accepter « ses deux papas » et le couple va se battre pour continuer à élever cet enfant.
Le films a déjà récolté un nombre impressionnant de Prix du Public partout dans le monde(Tribeca Film Festival, Canberra International Film Festival, Gaze LGBT de Dublin, Chicago International Film Festival, Festival du Film de Seattle, Festival du Film Key Ouest, Woodstock Film Festival, Outfest Film Festival)

SAINT LAURENT
France, 2014, 2h30
de Bertrand Bonello
Avec Gaspard Ulliel, Jérémie Renier, Léa Seydoux
1967 - 1976. La rencontre de l'un des plus grands couturiers de tous les temps avec une décennie libre. Aucun des deux n’en sortira indemne.
La presse est unanime pour acclamer le chef d’oeuvre de Bertrand Bonello, sélectionné en Compétition officielle au dernier Festival de Cannes. «Bertrand Bonello, (...) vient indiscutablement de signer son oeuvre la plus ample et la plus aboutie» LE MONDE. «Un coup de théâtre génial et cruel.» TELERAMA. «Le film de Bonello (...) est un modèle de cinéma haut de gamme. La partition de tous les acteurs est exceptionnelle. Celle de Gaspard Ulliel en particulier.» LE PARISIEN

METAMORPHOSES
Comédie dramatique, France, 2014,
de Christophe Honoré
Avec Amira Akili, Sébastien Hirel, Mélodie Richard
D’après le texte d’Ovide
Devant son lycée, une fille se fait aborder par un garçon très beau mais étrange. Elle se laisse séduire par ses histoires. Des histoires sensuelles et merveilleuses où les dieux tombent amoureux de jeunes mortels. Le garçon propose à la fille de le suivre.
« Les films nous changent. C’est la dernière et la plus belle des métamorphoses que propose ce film-manifeste de Christophe Honoré.» LES INROCKUPTIBLES

POUR S’Y RENDRE
Nouvelle salle, entièrement réhabilitée pour offrir un confort et des conditions techniques optimales, cette salle mono-écran de 120 places partage la magnifique villa des Fleurs, de style  «Art nouveau» avec le Casino de Beaulieu. Elle se trouve à moins de 10 minutes en voiture du Port de Nice, proposant un parking aisé et gratuit. Plusieurs moyens de s’y rendre :
  • A PIED ET EN VOITURE : Le Cinéma se trouve à Beaulieu-sur-mer, au début de l’avenue Albert 1er, entre le Casino et la Rotonde. Parking aisé. Pensez aussi au covoiturage pour plus de convivialité.
  • EN TRAIN : Arrêt Gare de Beaulieu-sur-mer (Ligne TER Nice-Monaco) puis 5 min à pied (Bd du Maréchal Leclerc > Rue Alexandre 1er de Yougoslavie > Avenue Albert 1er)
  • EN BUS : Ligne 81 depuis/vers Saint-Jean Cap Ferrat, Ligne 84 depuis/vers Nice-Riquier, Ligne 100 depuis/vers Nice-Garibaldi
Projections organisées par le Cinéma de Beaulieu
en partenariat avec le Centre LGBT Côte d’Azur, SIS Animation et Les Ouvreurs



17 juin 2014

Soirée spéciale Avant-premières : Xénia + Au premier regard


Pour bien commencer l'été, Les Ouvreurs, associés au Cinéma Les Arcades et à Cannes Cinéma, vous proposent de découvrir le MARDI 24 JUIN AU CINEMA LES ARCADES (CANNES) deux films totalement queer en AVANT-PREMIERES.
Au programme, 2 FILMS centrés sur la jeunesse et ses questions d'indentités, 2 FILMS qui vous ferront voyager en Grèce et au Brésil, 2 FILMS qui ont marqués en 2014 dans les plus grands festivals, l'un à la Berlinale et l'autre au Festival de Cannes.

19h15 - XENIA de Panos H. Koutras
21h30 - Cocktail dans le hall du cinéma
22h00 - AU PREMIER REGARD
Tarif spécial/séance : 6,5 €

XENIA
Grèce, 2014, 2h08, VOSTF
de Panos H. Koutras
avec Kostas Nikouli, Nikos Gelia, Aggelos Papadimitriou
Sélection «Un Certain Regard» au Festival de Cannes 2014
A la mort de leur mère, Dany et son frère Odysseas, 16 et 18 ans, prennent la route d’Athènes à Thessalonique pour retrouver leur père, un Grec qu’ils n’ont jamais connu. Albanais par leur mère, ils sont étrangers dans leur propre pays et veulent que ce père les reconnaisse pour obtenir la nationalité grecque. Dany et Ody se sont aussi promis de participer à un populaire concours de chant qui pourrait rendre leur vie meilleure. Ce voyage mettra à l’épreuve la force de leurs liens, leur part d’enfance et leur amour des chansons italiennes
Le père de l’ATTAQUE DE LA MOUSSAKA GEANTE et du sublime STRELLA revient avec un film où cohabite onirisme et réalisme sociale pour tracer l’odyssée de deux frères en quête d’origines dans un pays en pleine crise. «Xenia jongle harmonieusement avec toutes sortes de ruptures de ton, trouvant ainsi son identité, cimentée par ses deux héros magnifiquement caractérisés et leurs interprètes stupéfiants de naturel.»

VOIR LA BANDE ANNONCE
LIRE UNE CRITIQUE DU FILM


AU PREMIER REGARD 
(The way he looks)
Brésil, 2014, 1h36, VOSTF
de Daniel Ribeiro
avec Guilherme Lobo, Fabio Audi, Tess Amorim
Teddy Award du Meilleur Film à la Berlinale 2014
C’est la fin de l’été à São Paulo. Leonardo, 15 ans, est aveugle. Il aimerait être plus indépendant, étudier à l’étranger, mais aussi tomber amoureux. Un jour, Gabriel, un nouvel élève, débarque dans sa classe. Les deux adolescents se rapprochent et progressivement, leur amitié semble évoluer vers autre chose.
Après le très grand succès de son court-métrage, «I don’t want to come back alone» (présenté à In&Out 2012), Daniel Ribeiro reprend son histoire et ses acteurs pour proposer une variation en version longue de sa bouleversante histoire d’amour entre deux jeunes brésiliens, dont l’un est aveugle. Un belle réflexion sur la différence et la recherche d’identité.

VOIR LA BANDE ANNONCE (sous-titre anglais)

IMS (interventions en milieu scolaire) : Bilan de l'année scolaire 2013-2014



Depuis 2008, Les Ouvreurs et Sida Info Service proposent une action pédagogique de sensibilisation culturelle et citoyenne en faveur des élèves de l’Académie de Nice (classe de 3ème à BTS). En 2010 le partenariat s’est élargi à la Mutualité française et la MGEN. Encouragées par les récentes directives ministérielles, ces interventions offrent aux enseignants de nouveaux outils de réflexion autour de plusieurs thématiques connexes : le genre, les sexualités et notamment l’homosexualité, la lutte contre les discriminations et la prévention de l’homophobie, l’acceptation de soi et des autres. Le dispositif propose durant le temps scolaire des ateliers composés de projections de films adaptés suivies de débats avec des intervenants spécialisés.

Pour l'année scolaire 2013-2014, Les Ouvreurs et SIS Animation ont pu sensibiliser 908 élèves lors de 39 interventions de 2 heures, dans 6 établissements de l'Académie de Nice (Lycée Calmette de Nice ; Collèges Jules Romain, Roland Garros, Victor Duruy, Jean Giono de Nice et Collège François Rabelais de L'Escarène).

Depuis 2008, le nombre total d'interventions réalisées s'élève désormais à 100 et le nombre d'élèves sensibilisé-e-s atteint 3146.

Par ailleurs Les Ouvreurs et SIS Animation ont élargi leur champs d'action en assurant 2 formations sur les mêmes thématiques à destination d'adultes qui travaillent au contact de jeunes publics (enseignants, animateurs et responsables d'associations).

Ces actions sont plus que nécessaires mais elles souffrent d'un manque cruel de financement, avec le désengagement progressif des institutions qui les soutenaient jusqu'alors (Conseil Général 06, Conseil Régional PACA et Agence régionale de Santé). D'autant que c'est la seule action de cette nature dans l'Académie de Nice. Nous sommes actuellement à la recherche de nouveaux financements pour permettre leur pérennisation.

In&Out 2014 : Bilan en chiffres et en images


IN&OUT 2014 EN QUELQUES CHIFFRES...

C’est l’heure du bilan pour les 6 e Rencontres In&Out. Nous sommes heureux de pouvoir vous communiquer quelques chiffres qui confirment son succès, avec notamment une nouvelle augmentation du nombre de participants à ces dix journées de festivités.

In&Out 2014 a accueilli cette année 4598 personnes (4207 à Nice et 391 à Cannes) à l’occasion de ses 38 projections et des autres manifestations organisées pour l’occasion (lecture, expositions de photographies, journée de dépistage, ciné-concert et soirées festives dans les établissements partenaires des Ouvreurs).

Cinématographiquement parlant, In&Out 2014 a proposé une programmation riche de 49 films (18 longs métrages de fiction, 8 documentaires et 23 courts métrages regroupés sur 5 séances) et les spectateurs ont pu échanger avec 12 invités (dont 5 réalisateurs/trices).

Cette année encore, Les Ouvreurs tiennent à remercier pour leur soutien renouvellé ses nombreux et prestigieux partenaires : 4 institutions locales (Mairie de Nice et de Cannes, Conseil Général 06 et Conseil Régional PACA), Air France, 4 grands hôtels niçois (Le Méridien, Le Windsor, Le Hi Hôtel, Le Florence) 5 médias (Nice Matin, France 3, Radio France Bleue, Têtu, La Strada), l’INPES (magazine Prends-moi) et SIS Animation. Ils tiennent aussi à remercier le tissu commerçant et associatif LGBT local pour son aide précieuse.

Nous vous attendons aussi nombreux/ses l’an prochain pour la 7e édition qui se tiendra à Nice et à Cannes du 30 avril au 9 mai 2015.

... ET EN QUELQUES PHOTOS

Revivez IN&OUT 2014 en quelques clichés avec les invités et les participants de cette belle édition (de bas en haut et de gauche à droite) : toute l'équipe des Ouvreurs (à l'ouverture et à la clôture), Randa Mirza (expo On sex and gender), Antony Hickling et Manuel Blanc (Little gay boy trilogy), Tim Lienhard (One zero one), Tina Fichter (Je suis une lesbienne, Montréal), Antonio Da Silva (Intégral courts métrages), Joao Ferreira (carte blanche à Queer Lisboa) Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra Da Mata (focus courts métrages et La dernière fois que j'ai vu Macao), Didier Roth-Bettoni (Sebastiane), Les Dupont (ciné-concert hommage à Derek Jarman), les lecteurs de Monique Wittig, Infidèle Castra et Nyden (soirée Coming out), toute l'équipe de Contact (Contact & moi) et l'équipe de dépistage SIS Animation & CDAG 06.

7 avr. 2014

In&Out 2014 : Je t'aime, moi non plus


Au regard de l’extraordinaire année qui vient de s’écouler, entre le vote du Mariage pour tous et la déferlante de films abordant la question de l’homosexualité sur les écrans français, nous aurions du titrer la 6e édition des Rencontres In&Out «Tout va mieux». Pourtant une petite voix dans nos têtes ne cesse de fredonner un tout autre refrain : 

«Je t’aime, moi non plus»

La situation reste en effet dramatique pour les personnes LGBT dans de très nombreux pays et, sans chercher si loin, les agressions et insultes LGBTphobes ne cessent d’augmenter en France. S’assumer, rester soi-même, être accepté par une société qui stigmatise encore la différence, autant de questions qui habitent toujours homosexuel-le-s, bi et trans partout dans le monde.  

Nombreux sont ceux qui n’arrivent pas à s’affranchir de ce voile de honte, de solitude et de rejet. Malgré l’évolution des droits, l’homophobie est loin d’avoir déposé les armes, et plusieurs films de notre sélection témoignent de ces violences, dont sont particulièrement victimes les plus jeunes (Free Fall, Aime et fais ce que tu veux, Floating Skyscrapers, Land of storm, L’armée du salut, Little Gay Boy). Une violence dont les personnes séropositives sont aussi la cible (Test, E Agora ? Lembra-me). 

Cette année, le renouveau et l’audace artistique sont à chercher côté «courts». La sélection Short en queer s’étoffe, en effet, de focus autour du travail d’Anthony Hickling et Antonio Da Silva, deux réalisateurs à l’esthétique affirmée.

Antonio Da Silva s’inscrit aussi pleinement dans la carte blanche qu’offre la section Vue d’ailleurs au Festival Queer Lisboa. L’occasion de découvrir la richesse du cinéma queer portugais, dont la créativité n'a pas été amoindrie par la crise économique.

D’autres thématiques complètent cette très riche sélection 2014 : un hommage à l’humour «Camp»* et à son égérie trans Divine (I’m Divine, Qui a peur de Vagina Wolf), l’exploration des nouveaux territoires sexuels (Gerontophilia, Concussion, Submerges), un regard sur le passé avec deux chefs-d’oeuvre du cinéma queer (Sebastiane, Portrait of Jason) et bien sûr les dernières nouveautés dénichées dans les plus grands festivals mondiaux (Cannes, Berlinale, Chéries Chéris, Pink Screens, Image+Nation).

Comme chaque année, de nombreux invités seront présents durant ces dix jours de festivités. Les réalisateurs Antony Hickling (Little Gay Boy), Antonia DaSilva (shorts focus), João Pedro Rodrigues & João Rui Guerra Da Mata (shorts focus), Tina Ficher (Je suis lesbienne - Montréal) mais aussi l’acteur Manuel Blanc (Little Gay Boy), l’auteur Didier Roth-Bettoni (Sebastiane ou saint Jarman, cinéaste queer et marty), la photographe Randa Mirza et João Ferreira, le Directeur artistique de Queer Lisboa, viendront à la rencontre du public azuréen pour notre plus grand plaisir.

Hors cinéma, In&Out propose deux expositions de photographies qui interrogent le corps (Randa Mirza et Nir Arieli), une lecture qui invite à (re)découvrir les écrits de Monique Wittig, figure majeure du mouvement féministe français et «lesbienne radicale» autoproclamée, ainsi qu’une soirée sur le coming out ébouriffé par Les Urbanocrates (lectures, performances, exposition, projection).

Au-delà des peurs et des violences, art et spectacles s'offrent à tous pour révéler la richesse de nos différences. Bon festival à toutes et tous.

Cette année, Les Ouvreurs peuvent compter à nouveau sur un très grand nombre de partenariats et ils souhaitent tout particulièrement remercier : 

Partenaires institutionnels
Mairie de Nice / Mairie de Cannes / Conseil Général 06 / Conseil Régional PACA
Partenaires culturels
Le Cinéma Le Mercury / Lo Peolh Cinéma  / L’Eclat / Le Cinéma Les Arcades
Partenaires «Prévention Santé»
L’INPES «Prends-moi» / SIS Animation / Equipe prévention du CDAG - Conseil Général 06
Partenaires privilégiés
Air France / Hôtel Le Windsor / Hôtel Le Méridien / Hi Hôtel / Castel Plage
Partenaires «Médias privilégiés»
France 3 / Nice Matin / France Bleu Azur / La Strada / Têtu

* Camp : style esthétique et culturel lié au mauvais goût teinté d'ironie

Le Site du Festival 2014

26 nov. 2013

1er décembre 2013 : dépistage & ruban rouge


Dimanche 1er décembre 2013, Journée mondiale de Lutte contre le Sida,
Le Collectif de Lutte contre le SIDA des Alpes-Maritimes se mobilise :

de 10h00 à 16h00  
Quatre bus proposeront des tests de dépistage rapide du VIH/SIDA

  • sur l'avenue Thiers (devant la poste)
  • sur le Boulevard Victor Hugo (au coin Victor Hugo/Jean Médecin, devant la BNP)
  • Place Magenta
  • Place du Palais de justice

à 16h30 
Prise de parole et illumination du ruban rouge, place Magenta

Vous souhaitez vous mobiliser durant cette journée,
Venez illuminer le ruban rouge et manifester votre soutien à notre cause
Nous avons besoin de vous alors rejoignez-nous nombreux.