mercredi 11 novembre 2009

Six films contre le SIDA, les bandes annonces

PHILADELPHIA

Bande annonce Philadelphia

CLARA ET MOI

Clara et moi - Bande annonce FR

TOUT CONTRE LEO

Tout Contre LéosurComme Au Cinema

THE LIVING END


SEX POSITIVE


N'OUBLIE PAS QUE TU VAS MOURIR

lundi 9 novembre 2009

Six films contre le SIDA, du 26 au 29 novembre 2009

Dans le cadre de la semaine d'actions autour du 1er décembre 2009, Les Ouvreurs, en association avec Lo Peolh Cinéma et le Cinéma Le Mercury proposent du jeudi 26 au dimanche 29 novembre une programmation de films autour de la thématique du SIDA.Toutes les projections ont lieu dans la grande salle du Cinéma LE MERCURY (16 place Garibaldi) au prix unique de 5 €.

PROGRAMME DÉTAILLE

Jeudi 26/11 > 20h00
PHILADELPHIA 
(1993, 1h59, VOST)
Film américain de Jonathan Demme, avec Tom Hanks, Denzel Washington, Antonio Banderas

Andrew Beckett, avocat appelé à une carrière fulgurante, est brutalement renvoyé après que ses associés aient appris qu'il est atteint du sida. Andrew décide de ne pas se laisser faire et attaque le cabinet pour licenciement abusif.
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Vendredi 27/11 > 20h00
CLARA ET MOI 
(2003, 1h26)
Film français de Arnaud Viard, avec Julie Gayet, Julien Boisselier, Sacha Bourdo

Antoine, 33 ans, idéaliste perpétuellement insatisfait, est à la recherche du grand amour. Son aisance naturelle et l'apparente légèreté avec laquelle il sillonne Paris ne masquent plus sa solitude. Il rencontre Clara, belle, libre et généreuse, passant de l'insouciance à la gravité avec un charme auquel Antoine succombe instantanément. Ils sont faits l'un pour l'autre, mais la vie n'est pas si simple. Clara apprend qu’elle est atteinte du SIDA, ce qui bouleverse cette nouvelle relation.
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Samedi 28/11 > JOURNEE SPECIALE
Pour accompagner les animations et stands sur la place Garibaldi, 3 films, un appéro et un débat.

13h30 >
TOUT CONTRE LEO
 (2002, 1h30)
Film français de Christophe Honoré, avec Yaniss Lespert, Pierre Mignard, Rodolphe Pauly, Jérémie Lippmann, Marie Bunel, Dominic Gould
Léo a une vingtaine d'années, il est beau, il a trois frères, il est homo, ses parents l'aiment et sa vie pourrait être douce près de la plage où ils habitent. Hélas, Léo apprend qu'il est malade du SIDA, la famille décide de ne pas en parler à son plus jeune frère, Marcel, pour le protéger. Mais Marcel est au courant et se rebelle contre l'attitude des adultes en cherchant à comprendre la raison de ce silence.
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16h00 >
THE LIVING END
(1992, 1h32, VOST)
Film américain de Gregg Araki, avec Mike Dytri, Craig Gilmore, Mark Finch
Jeune critique de cinéma branché, Jon vient d’apprendre sa séropositivité. Il rencontre Luke, un bel étalon qui se prostitue dans les parkings, révolté, violent, et, séropositif lui aussi. N’ayant plus rien perdre, ils fuient en voiture, à travers les Etats-Unis dans un road movie intense et jubilatoire. Au-delà de la violence, du rire, de l’anarchie, du tragique, et parfois du scandale, au-delà de la mort, nos deux superbes héros découvriront l’amour.
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19h30 > Apéritif dans le hall du Mercury, offert par Les Ouvreurs.

20h30 > Avant-première nationale : SEX POSITIVE (2008, 1h16, VOST)
Documentaire américain de Daryl Wein, inédit en France

Au début des années 80, l'épidémie de SIDA commence à se propager dans l'indifférence la plus totale. Aux États-Unis, Richard Berkowitz, un homosexuel révolutionnaire est le premier à en percevoir les dangers et à proposer une solution : le « safe sex », un changement radical des pratiques sexuelles...
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Cette séance sera suivie d’un débat avec les membres du Collectif de lutte contre le SIDA 06


Dimanche 29 > 20h00
N’OUBLIE PAS QUE TU VAS MOUR
IR (1995, 1h58)
Film français de et avec Xavier Beauvois, avec Chiara Mastroianni, Roschdy Zem. Interdit aux moins de 16 ans, Prix du jury au Festival de Cannes 1995

Un jeune étudiant en histoire de l'art apprend lors des trois jours avant son incorporation pour l'armée qu'il est séropositif. Pour lui tout bascule et, à l'image des héros romantiques, il choisit de refuser son destin.
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Plus d’informations sur la Semaine d'actions sur le blog du Collectif

mardi 3 novembre 2009

Nice Premium invite Les Ouvreurs pour sa première radio

NICE PREMIUM est un partenaire privilégié des OUVREURS et des Rencontres IN & OUT. Lire l'article proposé durant durant les Rencontres 2009.

A l'occasion d'un soirée radio inédite, le site d'information azuréen Nice Premium a invité Les Ouvreurs à venir parler les Rencontres IN & OUT 2010. David a brillamment représenté l'équipe.

NICE PREMIUM A FAIT SENSATIONS...ET VICE-VERSA
Article du 3 novembre 2009, par Renato Ferrari


C’était une première pour l’équipe de Nice Premium et pour celle de Radio Sensations, une magnifique soirée qui s’est déroulée dans les bureaux du quotidien web niçois qui s’était, pour l’occasion, transformé en studio de radio sous la houlette magique d’Angélique et de Marc, les animateurs de l’émission SENSATIONS LIVE diffusée sur la FM parisienne et normande comme sur le web.

Lire la suite de l'article sur Nice Premium

Merci à toute l'équipe de Nice Premium (special thank to Franck) pour cette invitation et cette belle soirée , qui nous l'espérons sera suivie de nombreuses autres. Une super initiative en tout cas.

dimanche 25 octobre 2009

Les Ouvreurs et le Cinéma fantastique « queer »


Les Ouvreurs ont toujours laissé une grande place dans leur programmation au cinéma de genre(s) et plus particulièrement aux films fantastiques. Longtemps considéré comme un sous-genre sans intérêt cinématographique par la critique institutionnelle, le cinéma fantastique, reclus dans des salles underground et destiné à des publics interlopes, a pu plus librement aborder dans ses thématiques « les marges ». Il a longtemps partagé ce statut de disgracié avec le cinéma gay et lesbien, les deux univers trouvant   régulièrement des points de croisement.


Nous tentons de vous faire découvrir chaque fois que cela est possible les fleurons du cinéma LGBT qui abordent la veine fantastique (et vice-versa). C'est donc tout naturellement que nous avons répondu présents lorsque le Cinéma Le Mercury, avec lequel nous travaillons souvent, a décidé de proposer une semaine de films fantastiques et d'horreur pour fêter Halloween, du jeudi 28 octobre au mardi 3 novembre 2009.

Les Nuits fantastiques du Mercury vont permettre de vous faire découvrir, outre une sélection de films inédits à Nice, une perle queer du cinéma britannique seventies, proposée par nos soins : Docteur Jekyll et Sister Hyde, programmé lors d'une soirée double-programme spéciale « Hammer » offrant aussi le classique Le Cauchemard de Dracula, accompagnée d'un débat avec Cinéma Sans Frontière. (Retrouvez le programme complet de la manifestation dans l'article précédent). L'occasion pour les Ouvreurs de faire un petit retour sur les propositions fantastiques de leurs manifestations passées.

Années 70 –Docteur Jekyll & Sister Hyde, le crépuscule de la Hammer
Au début des années 70, la Hammer Films, mythique firme britannique spécialisée dans le cinéma d’horreur et de science-fiction, traverse une période de crise. Dix ans plus tôt, elle a connu son âge d’or grâce à ses mythiques relectures des Dracula, Frankenstein et autre Loup-Garou, qui avaient fait les beaux jours de la Universal. La « Hammer touch » choisie pour se démarquer de la voie de la radicalité, autour d’artistes tels que le réalisateur Terence Ficher, les acteurs Christopher Lee et Peter Cushing. Elle renouvelle l’esthétique horrifique en proposant une représentation très crue, teintée d’érotisme explicite, et utilise la couleur (le rouge en particulier) comme élément dramatique majeur dans la narration.

Docteur Jekyll et Sister Hyde (1971), de Roy Ward Baker et Brian Clemens, reste l’une des dernières grandes réussites de la firme, au moment où son aura créatif décline. Le choix de la dimension transgenre de cette nouvelle adaptation du roman de Stevenson, Jekyll devenant une femme fatale, en font une œuvre majeure de la tendance « queer » très présente dans le cinéma des seventies.

« Plus qu'une curiosité et loin du canular ou du pastiche, ce Docteur Jekyll and Sister Hyde, œuvre un peu méconnue, s'avère une exploration ou une déviation passionnante de la matrice stevensonienne. Et justement parce que l'idée de base revient ici à transformer une histoire déjà célèbre pour son sujet transformiste. Double opération dont le film porte la trace puisque, pour la première fois sans doute dans l'histoire du cinéma, celui qui joue Jekyll ne peut aussi jouer Hyde. Et la ressemblance physique des deux acteurs, ce je-ne-sais-quoi qui les rapproche, ne fait que souligner cette impossibilité douloureuse, le rêve des noces de deux sexes en un, cet inaccessible horizon hermaphrodite de l'espèce. Frontière encore plus troublante, encore plus troublée, quand on sait par ailleurs que l'acteur Ralph Bates avait proposé au studio de la Hammer (…) d'interpréter les deux rôles. Vu ainsi, le film de Roy Ward Baker apparaît pour ce qu'il est : un drame transsexuel et ce docteur Jekyll, un moderne Tirésias.» (Bernard Benoliel)



Années 80 - Les Prédateurs, l'horreur «new wave»
Les Prédateurs (The Hunger, 1983) de Tony Scott, est le modèle quasi unique du film gothique version années 80, un sommet d’esthétisme sophistiqué et envoûtant, qui dépoussière par sa forme expérimentale, aux prémices du montage clipesque, le thème classique du « vampirisme ». Ici la dimension homoérotique est totalement assumée au travers de la sublime et douloureuse relation saphique entre Catherine Deneuve (magnifique dans ses tenues Yves Saint-Laurent, y acquiert définitivement son statut d’icône gay) et Susan Sarandon. Le film  ouvre la voie au futur Entretien avec un vampire (1994) de Neil Jordan, adaptation du célèbre roman d’Anna Rice.



Années 70 – Rocky Horror Picture Show, l'horreur glam rock
Le film culte et très queer de Jim Sheridan et Richard O’Brian, adaptation d’un Musical de Broadway monté deux ans plus tôt (1973), est devenu l’un des fleurons des midnight movies qui ont fait les beaux jours des salles de cinéma underground des grandes capitales occidentales, New York, Londres ou Paris. L’ambiguïté sexuelle qui se dégage de ce pastiche des classiques de SF et d’horreur fifties (le personnage principal, Frank’N’Furter, étant un travesti venant de la planète « transexuelle ») et son esprit « glam rock » en font une œuvre unique et exaltante.



Années 30 - Les « Universal Monsters » de James Whale
L’année 1931 sera pour le studio hollywoodien « Universal Pictures » l’occasion de produire successivement trois adaptations cinématographiques de grands classiques de la littérature gothique anglaise qui vont façonner pour longtemps l'évolution du cinéma d'horreur alors naissant : Dracula de Tod Browning d'après le roman de Bram Stoker, Docteur Jekyll et Mr. Hyde de Rouben Mamoulian, d'après le roman de Robert Louis Stevenson et Frankenstein du réalisateur homosexuel James Whale, d'après le roman de Mary Shelley.
Leur succès permettra à de nombreux autres films de monstres, les « Universal Monsters », de voir le jour jusqu'au début des années 1950. James Whale tournera encore L’homme invisible (1933) et La Fiancée de Frankenstein (1935) dans lesquels il poursuit sa réflexion autour de thèmes qui lui sont chers : la normalité, le droit à la différence et les réponses de rejet de la collectivité.